C’est une Hija Djenicka Philippe, 21 ans, désespérée qu’on a rencontrée ce dimanche 25 juillet à la prison civile pour femmes de Cabaret, située à 34 km au nord de la capitale. « On m’a oubliée ici », a-t-elle dit à notre reporter sur place. « Ils ont tous été libérés. Sauf moi », s'est plaint celle qui est considérée comme prisonnière politique, la tristesse dans la voix. 

Djenicka Philippe est la seule parmi les accusé.e.s de la tentative de coup d’Etat à n’avoir pas été libérée. Une erreur dans son nom aurait été à la base de cette situation, à en croire les avocats qui défendaient les prisonnier.ère.s politiques. Si son nom apparaît avec un double ‘’n’’ dans la presse locale et dans les rapports d’organismes de défense de droits humains, il prend un seul ‘’n’’ dans ses papiers officiels. Là, n’était toutefois pas le problème.