Nous sommes au début de l’année 2020, plus précisément au mois de février, plusieurs pays parlent d’une nouvelle maladie qui cause des dégâts considérables. Certains d’entre eux envisageaient même déjà de fermer leurs frontières, ports et aéroports. Nous autres en Haïti, pour beaucoup de ceux qui avaient accès à cette information, ce ne sont que des rumeurs. Avant la déclaration de l’état d’urgence sur tout le territoire le 19 mars 2020, les autorités sanitaires du pays ne mesuraient pas encore l’ampleur de cette maladie qui, finalement, allait devenir une pandémie.

« Moi personnellement, je faisais partie de ces personnes qui combattaient les informations concernant la maladie. C’était des messages étatiques qui faisaient croire à la population que la pandémie n’était qu’une simple grippe et qu’elle ne devait trop s’inquiéter », a fait savoir l’épidémiologiste, Berthony Jean François qui, au début de la maladie, a rédigé une pétition sur les réseaux sociaux pour inciter l’Etat haïtien à faire preuve de plus de responsabilité face à cet imminent virus qui - à ce moment-là - avait déjà infecté près de 60 mille personnes en Chine, l’épicentre de la maladie, et nous ne sommes qu’en février.