Une activité qui réunira, entre autres, des professionnels de la santé mentale, des intellectuels et des leaders de base comme des leaders religieux pour poser les bases d’un mouvement de consolidation de la paix adapté à la culture haïtienne. 

À travers cette table de concertation sur la problématique haïtienne et la place salvatrice de la psychologie, les organisateurs visent à accroître la compréhension des théories, pratiques et méthodes de la psychologie de la paix dans le contexte haïtien, discuter des concepts fondamentaux de la psychologie de la paix dans le contexte haïtien en fixant l’origine des comportements violents, la résolution non violente des conflits et la justice sociale, et aborder l’état actuel de la santé mentale dans les communautés haïtiennes en relation avec la crise sociopolitique en cours. 

Cette activité tend, du même souffle, à favoriser un dialogue interdisciplinaire tout en promouvant une paix durable dans un pays durement éprouvé par des événements traumatisants au cours de son existence. Elle vise, selon les organisateurs, à créer un réseau haïtien de santé mentale, de guérisseurs communautaires et de médiateurs de paix pour répondre aux besoins mentaux des communautés haïtiennes et, enfin, développer une feuille de route avec un plan d’action pour mettre en œuvre des activités de consolidation de la paix aux niveaux communautaires, politiques et systémiques. 

À en croire les responsables, un mouvement de consolidation en Haïti doit prendre en compte l’ensemble des événements qui ont marqué la vie du peuple haïtien. Certains sont d’ordres historiques comme l’occupation étasunienne d’Haïti. D’autres sont d’ordres politiques comme la longue période du règne des Duvalier, les événements marquant le passage de Jean Bertrand Aristide : coups d’État, massacres, exils ; l’arrivée et la gouvernance du régime PHTK au pouvoir. 

Tous ceux-ci doivent s’ajouter aux catastrophes naturelles comme le tragique séisme de janvier 2010. Ce tremblement de terre qui a mis le pays à genoux avec ses lots de victimes presque incalculables. Les séquelles demeurent vivantes. Le cyclone Mathieu en 2016, le tremblement de terre qui a frappé le grand sud en 2021. L’insécurité : les massacres de la saline et Carrefour-feuilles, la gangstérisation des quartiers populaires, le kidnapping, etc.


Jean Robert Bazile