Reportage

À hauteur de l’Avenue Christophe, il est 10h du matin. Le vrombissement des véhicules trouble le silence des lieux. Des va-et-vient, des encombrements, ici et là. Les activités commerciales reprennent ses droits. Les petits.es marchands.es se sont alignés.es sur la chaussée. À un jet de pierre du bâtiment logeant la Direction Générale des Impôts (DGI), on a rencontré la commerçante Yvette Pierre (nom d’emprunt) assise sous une tente de couleur rouge taguée du logo d’une compagnie téléphonique. En face d’elle, une table garnie de fruits et légumes, le désespoir se lit sur son visage délavé. Elle rejette d’un revers de main l’idée d’instaurer sur le marché de nouveaux papiers de monnaie – les 2 500 et 5 000 gourdes annoncés par la banque centrale.