Le juge de paix suppléant de Pétion-Ville Clément Noël confie être l’objet de menaces de mort peu de temps après avoir fourni des éléments concernant l’assassinat du président Jovenel Moïse à la presse.

« Vu l’ensemble des informations données relatives à l’assassinat du président, je suis malheureusement l’objet de menace », a-t-il confié au journal d’information et d’investigation Enquet’Action.

Le juge Clément Noel a verbalisé le corps sans vie de deux mercenaires accusés d’être impliqués dans l’assassinat du président haïtien Jovenel Moise, survenu le 7 juillet dans sa résidence privée. Egalement, il a interrogé James Solages et Joseph Vincent, les deux Américains d’origine haïtienne, suspects eux aussi dans le crime.

« Je me retrouve dans l’obligation de quitter chez moi. Je ne compte pas intervenir sur ce sujet de peur de laisser ma peau », a-t-il avancé. Au journal Le Nouvelliste, le juge a rapporté que le deux Haïtiens lui ont confié que « la mission était d’arrêter le président Jovenel Moise dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’un juge d’instruction et non de le tuer ».

Selon la police haïtienne, 28 personnes seraient impliquées dans l’assassinat de Moïse – parmi lesquelles 26 Colombiens et deux Haïtiano-américains. 18 Colombiens sont déjà sous les verrous, 3 tués et 5 en cavale, a fait savoir le directeur général de la police nationale d’Haïti Léon Charles qui se dit déterminé à trouver les auteurs physiques et intellectuels de l’assassinat.