« Il va permettre aux opérateurs institutionnels de protéger et de sécuriser les ‘’transactions garanties’’ qu’ils réalisent », a souligné M. Lubin. À travers ce nouveau dispositif, la Direction générale des Impôts (DGI) veut faciliter l’accès aux crédits aux petits et moyens entrepreneurs. L’organisme étatique joue également un rôle de conservateur. « La DGI va s’engager dans la conservation des données relatives aux transactions et facilitera les formalités liées à la publicité de ses transactions », a informé Huguens Lubin. 

En ce sens, la DGI veillera à ce que les dispositions prévues par la loi soient appliquées afin de garantir la sécurité des transactions de gage sans dépossession des biens donnés en crédits. Le site internet https://drsm.dgi.gouv.ht est aussi mis à la disposition de ceux et celles qui veulent contracter un prêt. Ainsi, l’institution étatique promet de garantir aux intéressés le respect de leur vie privée. 

« Autrefois, il fallait se rendre à une institution financière avec un témoin pour faire un prêt. Maintenant avec le registre, vous avez quelque chose, vous le donnez sans que quelqu’un d’autre soit au courant », a précisé Tasse Manie Dalton, la coordinatrice de la Direction du Registre des Sûretés mobilières (DRSM) à la DGI. 

Toutefois, le créancier et le débiteur devraient passer enregistrer le contrat rempli en ligne à la DRSM où ils devraient verser une somme comprise entre 1 000 et 10 mille gourdes. 

La direction du registre des sûretés mobilières a vu le jour en Haïti en 2009 dans le but d’établir et de gérer le système d’inscription du registre des sûretés mobilières avant de devenir opérationnelle en 2011. Les sûretés mobilières se donnent pour objectif de promouvoir l’accès au financement, entre autres, aux petits commercant.es et aux petites et moyennes entreprises (PME).