Port-au-Prince, 21 juin 2020 [Enquet’Action] ---Le centre-ville de Port-au-Prince, de par son importance stratégique, l’identité culturelle qu’elle porte, ainsi que par le fait d’être le centre administratif et commercial du pays, était considéré par l’État haïtien comme une zone de priorité pour la reconstruction après le tremblement de terre. En septembre 2010, un arrêté du président René Préval a délimité 200 hectares de terre à l’avantage de la construction du nouveau centre-ville. Commandité et entièrement financé par le gouvernement haïtien au prix de 295 mille dollars, c’est la Fondation Prince Charles d’Angleterre, choisie sans appel d’offre, qui en a élaboré le plan. Elle a désigné un partenaire de travail, la Duany-Plater Zyberk (DPZ), une firme basée en Floride aux Etats-Unis.

Ce fameux projet de reconstruction prévoyait un plan de transport, avec une nouvelle boucle de tramway, des conceptions pour l’ensemble des infrastructures gouvernementales, y compris les nouveaux bâtiments publics, espaces verts, villages urbains avec eau et électricité. La conception de ce centre moderne a fait l’objet de beaucoup de publications.