Le début de l’année 2021 a été marqué par les cris de dénonciation contre la dictature. Alors que les mois défilent, il apparaît qu’en plus, nous devrions nous soucier de l’apparition de petits royaumes aux quatre coins de la République. Ce ne sont plus des gangs aujourd’hui. Ce sont des régimes politiques éclatés ou la souveraineté populaire fait office de paillasson.

Les rois haïtiens sont jeunes avec pour sceptres des armes automatiques et pour diadème la démence. Leurs royaumes se situent dans les quartiers populaires. La police y est persona non grata. Elle fuit, se met à couvert, se recroqueville. Entre temps, les rois jubilent sur Internet devant la détresse de leurs otages. Par leur soin, le statut d’otage est devenu un gage pour beaucoup d’Haïtiens.nes. Les écoles, les institutions ferment devant l’ampleur de leur pouvoir. La peur au ventre, et au pas de course, chacun.e attend d’être le.a prochain.e.