Depuis plusieurs mois, la région métropolitaine de Port-au-Prince est coupée du grand sud du pays. L’entrée sud de la capitale haïtienne devient désormais une frontière infranchissable. Le transit de Martissant reste un risque énorme encouru par les chauffeurs d’automobile. Car les gangs rivaux de la zone sèment constamment la panique. 

Les paysans méridionaux, restés coincés dans leurs patelins, ne peuvent plus écouler leurs produits hors de la région. Une quarantaine d’organisations paysannes expriment leur ras-le-bol. Walker Pierre, originaire du grand sud et responsable de plusieurs organisations de base dans les Nippes a brisé le silence. Ce paysan, touché par le blocage de Martissant, avoue que ce problème date de très longtemps.