Miragoâne, HAITI ---« Quand la compagnie a laissé les ruines, j'ai eu l'occasion de visiter avec ma famille les vestiges... La terre semblait être de poudre et même les mauvaises herbes n'y poussaient plus! C'était la totale désolation... le néant », raconte Carryne Laviolette, témoin des premiers moments qui ont suivi le départ de la firme étasunienne Reynolds Haitian Mine Inc., qui exploitait la bauxite.

Ellequalifie « d’abus », la relation de la compagnie minière avec le pays. « Les quelques-uns qui ont bénéficié d’une telle déchéance de la zone en dépit de toute conscience, doivent aujourd'hui sentir au moins une terrible honte, j'espère. Car ni Miragoâne, ni Haïti n'a reçu un quelconque avantage de ce crime envers sa nature ».