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3 policiers tués dans une embuscade portant à 21 le nombre de policiers assassinés en 2023

Pas moins de trois policiers haïtiens sont tués ce dimanche dans une embuscade mise en place à Thomassin, dans les hauteurs de Port-au-Prince, par le groupe armé dirigé par Ti Makak, logé dans le quartier de Laboule 12, totalement abandonné par les populations depuis des mois en raison de la multiplication des attaques armées.


CP: Richard Pierrin/AFP


L’information a été communiquée par le Syndicat national des policiers haïtiens (SYNAPOHA) rapportant que les faits se sont produits lorsqu’une patrouille qui traversait la zone a été la cible de la bande criminelle qui a tiré sur les policiers. Pierre-Paul Junior Dorcely, Robenson Nicolas et Medeze Fortilien sont les noms des policiers victimes faisant respectivement partie de la 28e, 26e et 25e promotion. Ils ont été affectés au sous-commissariat de Thomassin, selon la police nationale d’Haïti qui confirme la nouvelle.


Un assassinat de plus condamné par le Premier ministre de facto, Dr Ariel Henry. « Nos frères sont aujourd’hui, une nouvelle fois tombés, sous les balles assassines des malfrats sans foi ni loi », lit-on dans une courte note dans laquelle il dit déplorer ces actes barbares.


Profitant pour adresser ces sincères condoléances aux familles et aux frères d’armes de « ces vaillants policiers » victimes, le PM Henry dit renouveler au peuple haïtien sa détermination « inébranlable » à tout faire en vue d’aboutir à la création d’un « climat sécuritaire et de stabilité dans le pays trop meurtri et endeuillé ». « Nous ne restons pas insensibles à cette situation et nous sommes à pied d’œuvre pour y apporter une solution durable », termine le Premier ministre dans sa note rendue publique des heures après l’embuscade survenue après que des bandits de la zone auraient été tués.


Depuis environ 5 ans, l’insécurité bat son plein en Haïti. Dès l’assassinat du président Moïse en juillet 2021, la situation a totalement dégénéré au point que les bandits parviennent à contrôler quasi totalement la région métropolitaine de Port-au-Prince dans l’indifférence totale des autorités de l’État.


Ce projet de contenus a eu le support de l’IFDD/OIF.

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