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Choléra en Haïti : le nombre de décès s’approche de 600

Depuis sa réapparition en Haïti, le 2 octobre dernier, 594 personnes ont été tuées par le choléra. C’est ce qu’a communiqué l’Organisation panaméricaine de la santé/Organisation mondiale de la santé (OPS/OMS) ce 1er mars dans un bilan.



Haïti totalise 33 185 cas suspects dans les 10 départements géographiques, dont 2 398 cas confirmés et 29 288 cas suspects hospitalisés.

« Cela représente une augmentation au cours des 7 derniers jours de 5 % des cas suspects et de 3 % des cas confirmés », révèle ce document rendu public par l’OPS/OMS qui travaille en coordination avec les autorités de santé publique haïtiennes pour caractériser cet événement et soutenir la réponse.

Parmi les cas confirmés, 57 % sont des hommes et 50 % sont âgés de 19 ans ou moins. Le groupe d’âge le plus touché est celui des 1 à 4 ans (20 % du total), suivi des 5 à 9 ans (16 %) et des 20 à 29 ans (14 %).

Le département de l’Ouest arrive en tête avec le plus grand nombre de cas. Soit 54 % de tous les cas suspects enregistrés. Au cours des 7 derniers jours, y a été signalé une augmentation de 2 % des cas suspects et de 2 % des cas confirmés.

Pour la même période, les autres départements ont rapporté une augmentation de 7 % des cas suspects et de 6 % des cas confirmés.

Pour les communes, celles de Port-au-Prince, de Cité-Soleil et de Carrefour représentent, à elles seules, 62 % des cas suspects enregistrés. Tandis que les municipalités de Hinche, de Cerca La Source, de Savanette et de Mirebalais, dans le département du Centre, sont celles qui ont rapporté la plus forte augmentation de cas suspects.

« La surveillance épidémiologique est affectée par la crise humanitaire et sécuritaire complexe, ajoutée à l’accès limité au carburant dans tout le pays, ce qui limite l’accès aux services de santé et aux laboratoires », rappelle l’OMS/OPS.

Le choléra a fait sa réapparition en Haïti, dans un contexte marqué par la détérioration de la crise sociopolitique, économique et sécuritaire. De plus, la majorité de la population du pays se trouve dans une situation de grande vulnérabilité face à cette épidémie. Une vulnérabilité qui est également liée aux conditions limitées d’accès généralisé à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène.

La crise humanitaire et l’insécurité exacerbées au cours des derniers mois, a considérablement sapé les efforts des autorités sanitaires et d’autres organisations pour mettre en œuvre des mesures de prévention et de contrôle, y compris la surveillance épidémiologique, ce qui a entraîné une sous-déclaration des cas.

Ce projet est réalisé avec le soutien de l’IFDD/OIF.


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