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Des organisations tirent la sonnette d’alarme sur la destruction des réserves écologiques

Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement de facto et au haut conseil de transition le 10 mars dernier, plusieurs organisations de la société civile lancent un cri d’urgence contre la destruction des aires protégées des deux importantes réserves de biosphère en Haïti. Cette lettre est porteuse de onze propositions traduisant, selon les signataires, les décisions qui s’imposent face à ces dangers écologiques qui menacent le pays.



Il y a déjà plusieurs semaines que des alertes surgissent de partout dans le pays sur de graves dangers qui menacent l’environnement et la vie des populations. Si dans différents départements, villes et sections ruraux du pays la sécheresse asphyxie les riverains, tue les animaux et accélère de graves problèmes de santé, dans les réserves forestières comme la forêt de pins, à Fonds-Verrettes, département de l’Ouest, le Parc Macaya, Massif de la Hotte dans le Sud, c’est un feu dévastateur qui emporte tout sur son passage.


Ces organisations expriment leurs inquiétudes en recommandant des piqures pour arrêter l’hémorragie. Pas moins de sept organisations ont signé le document. Déclarer l’urgence écologique dans les forêts haïtiennes et dans les aires protégées, nommer un nouveau ministre de l’Environnement en effectuant des changements profonds au sein des directions et services, notamment dans les unités d’aires protégées, établir une commission mixte entre le ministère de l’Environnement (MdE) et le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), sont entre autres, les recommandations formulées par ces structures de défense de l’environnement.


Dans leur démarche, elles plaident aussi pour la mise en place d’une équipe technique à la tête de l’ANAP (Agence Nationale des Aires Protégées). Elles recommandent, dans la même veine, la nomination d’un inspecteur général de la Police nationale d’Haïti (PNH) et un colonel ou major des Forces armées d’Haïti (FADH) à la tête de la Brigade des Aires protégées (BSAP) qui fera une enquête profonde sur les agents de cet organe technique de surveillance environnementale.


Le gouvernement de facto et le haut conseil de transition doivent trouver, selon ces organisations, des stratégies permettant d’arrêter les incendies et la dégradation continue de la Forêt des pins, du Parc National la visite et du Parc Macaya du massif de la Hotte, dans les délais les plus brefs. Cette stratégie devra être accompagnée d’une évaluation rapide des dégâts et d’une analyse des besoins de bases nécessaires à la réhabilitation et au renforcement des aires protégées.


Cette lettre portant la signature des organisations comme KES (Konbit Ekolojis Sid), PROMODEV (Promotion pour le Développement), FADECOV (Fédération des Associations pour le Développement Communautaire de la Visite) et consorts, souligne qu’il est important de faire appliquer la législation haïtienne sur l’environnement, mettre en place un processus de mobilisation communautaire incluant partenariat et accompagnement de la population dans les aires protégées.


Ce document adressé aux autorités haïtiennes fait suite à un nombre incalculable de voix élevées, notamment à travers la presse haïtienne, sur la situation de l’environnement en Haïti. Situation sur laquelle l’État n’a pas encore jugé bon d’intervenir.


Jean Robert Bazile


Ce projet de contenus est soutenu par l’IFDD/OIF.

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