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Deux journées d’atelier sur la révision de la stratégie nationale d’alimentation scolaire

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et ses partenaires ont organisé deux journées d’atelier de réflexion les 30 et 31 mai à Port-au-Prince. Les discussions ont porté sur la révision de la politique et de stratégie nationale d’alimentation scolaire.



Plusieurs institutions nationales et internationales ont pris part à ces deux journées de réflexions. Elles ont notamment réfléchi sur les opportunités d’un programme d’alimentation scolaire efficace, durable basé sur les produits locaux. « Je crois que nous partageons tous l’objectif qu’à l’horizon 2030, tous les enfants haïtiens puissent pouvoir bénéficier d’un plat chaud, question de passer véritablement de l’alimentation à la nutrition parce que l’on connaît en termes de support et de pédagogique, le rôle de l’alimentation scolaire dans le développement de l’apprentissage », a martelé le ministre de l’Éducation nationale, Nesmy Manigat.


Le numéro un du MENFP a rappelé qu’un enfant affamé ne peut rien apprendre surtout dans le contexte de l’insécurité alimentaire auquel le pays fait face. À en croire le ministre, l’institution qu’il dirige a pu démontrer qu’avec des politiques résolues, multisectorielles, qu’il est possible d’arriver aux objectifs de 2030. Objectifs visant, entre autres, à donner aux élèves haïtiens des produits du terroir et de permettre à la production agricole d’être la grande dominante de la politique et de la stratégie nationale d’alimentation scolaire.


En ce sens, le ministre Nesmy Manigat a informé que le MENFP se donne pour mission de réaliser des objectifs à court terme, à moyen terme et à long terme afin d’arriver à cette fin. Il a annoncé aux acteurs concernés qu’une commande a été placée à l’intention des fonctionnaires de l’unité de système d’information de gestion de l’éducation (SIGE) pour qu’au cours du mois à venir une nouvelle fonctionnalité soit mise en place. Une initiative qui va permettre à chaque opérateur du Programme Nationale de Cantine scolaire (PNCS) de s’auto-enregistrer à travers un formulaire.


Selon le ministre Manigat, les rapports mensuels vont donner une grande visibilité et transparence sur les menus proposés, le nombre d’écoles desservies et sur le nombre de plats distribués par école.


Pour sa part, la coordonnatrice du Programme national de Cantine scolaire (PNCS), Djina Guillet Delatour, a fait savoir que la révision de la politique et de la stratégie nationale d’alimentation scolaire a démarré en 2022. « Il contient plusieurs aspects. Il a un comité de pilotage qui travaille spécifiquement sur la révision. Le comité de pilotage est constitué des partenaires qui travaillent dans l’alimentation scolaire ainsi que des bailleurs de fonds. Des membres du PNCS et des membres du MENFP y font également partie », a confié Mme Delatour.


La responsable du PNCS a souligné que cette politique ne va pas changer, mais va plutôt exprimer la vision du gouvernement en fonction de changement de contexte et de l’évolution des informations. Elle a rappelé que les bases ont été posées en 2016. « Avant, cela concernait uniquement le niveau primaire. Dans cette nouvelle politique, le niveau secondaire et le jardin d’enfants seront également inclus », a-t-elle informé.


Mme Djina Guillet Delatour en a profité pour souligner que toute société qui accorde de l’importance aux valeurs, à l’éducation et à son avenir ne saurait s’assurer de son progrès réel sans se soucier de l’alimentation et de la nutrition de sa jeunesse. Selon ses estimations, 1 million 300 mille enfants ont pu bénéficier d’un repas chaud durant les heures de classe. « Nous affirmons notre détermination à garantir une bonne santé nutritionnelle à nos écoliers », a-t-elle soutenu.


De son côté, Marc André Prost, directeur adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM), a fait savoir que l’institution qu’il dirige va continuer à appuyer le PNCS ainsi que le gouvernement dans l’alimentation scolaire. « L’alimentation scolaire est un facteur de développement qui est vraiment important dans ce pays-là. Le PAM est un partenaire important en ce sens. C’est un opérateur qui permet d’apporter un repas chaud chaque jour à près de 450 mille enfants », a-t-il déclaré.


Fabiola Fanfan


Ce projet de contenus a eu le support de l’IFDD/OIF.

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