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Environ 48 % des hôpitaux de Port-au-Prince situés dans les zones de conflits

L’accès aux soins de santé en Haïti s'est détérioré en raison de l’aggravation de la situation sécuritaire en Haïti, à en croire le Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) révélant que plusieurs structures de santé ont été contraintes de fermer leurs portes suite à des attaques ciblant leurs patients, leur personnel ou leurs structures.



« L’accès aux soins des Haïtiennes et des Haïtiens est sérieusement entravé par l’insécurité, le manque de structures de santé de proximité et le coût des soins. Environ 48 % des hôpitaux de la zone métropolitaine de Port-au-Prince (ZMPAP) sont situés dans les zones sous influence ou contrôle des gangs », a fait savoir OCHA dans une note publiée le 24 avril dernier.


La dégradation rapide du contexte géopolitique et socio-économique en Haïti, marquée par une violence généralisée, a intensifié la crise complexe que connaît le pays.


Au cours des dernières années, et de manière encore plus prononcée ces derniers mois, l’utilisation des services de santé par la population a significativement baissé, y compris pour des soins essentiels tels que les accouchements et les consultations pré- et postnatales.


«La situation est propice à la propagation d’épidémies, notamment dans les quartiers au cœur des violences qui connaissent des inondations. Le pays lutte actuellement contre le choléra et les acteurs de santé alertent sur le risque d’épidémies de tuberculose, rougeole et poliomyélite », lit-on dans ce document titré : « L’impact de la violence sur l’accès aux soins, 23 avril 2023 ».


L’augmentation des violences liées aux activités des gangs détériore l’accès aux soins de la population, déjà fragilisé par un manque de structures et de moyens alloués à la santé en Haïti. Selon l’évaluation multisectorielle des besoins (MSNA) effectuée en juillet 2022, la santé arrive en 3e position (44 % des ménages) en termes de besoins prioritaires derrière l’assistance alimentaire (58 %) et le logement (53 %).


D’après le Dr Alex Larsen, ministre de la Santé publique et de la Population (MSPP) haïtien, les 1 007 infrastructures sanitaires du pays ne couvrent pas l’ensemble du territoire avec au moins 122 (21 %) des 571 sections communales qui n’en disposent pas, comme l’illustre la carte sanitaire du Système d’Information sanitaire unique (SISNU). À cette faible présence territoriale s’ajoute des difficultés d’accès liées aux mauvaises conditions des routes, en particulier dans les milieux ruraux.


Les coûts des soins sont un poids supplémentaire sur les ménages, le financement du système de santé haïtien reposant majoritairement sur les citoyens et l’aide internationale, et la part de la santé dans le budget national, déjà faible, continuant de décroitre ces dernières années (5,5 % en 2015-2016, 3,9 % en 2018-2019).


Ce projet de contenus a eu le support de l’IFDD/OIF.


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