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Un colloque sur la santé mentale des enfants

À l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, célébrée chaque 10 octobre, la Fondation Zanmi Timoun a organisé un colloque à Port-au-Prince autour du thème : « Les défis de la santé mentale des enfants : comprendre, prévenir et soutenir », en présence des experts de la santé mentale.

CP : GHR/ UNICEF


« De nombreux problèmes que connaissent les enfants sont liés aux difficultés auxquelles confronte le pays depuis plus de cinq ans », a fait savoir Dr Besnard Félix, responsable d’assistance psychologique de la Fondation « Zanmi Timoun ». Le phénomène de banditisme qui gangrène le pays a des impacts directs sur la santé mentale des enfants, car il empêche les enfants de s’investir dans leurs potentialités et leur développement personnel, a poursuivi le responsable. M. Félix affirme également que l’insécurité alimentaire qui sévit dans le pays, selon les données des Nations Unies, aggrave aussi la situation. « Il y a plus d’un million d’enfants qui tombent dans l’insécurité alimentaire sévère. Selon les prévisions, les chiffres peuvent augmenter par rapport à la situation du pays qui se détériore chaque jour. Tout ceci ne laisse pas les enfants indifférents. Ça a des conséquences directes sur leur santé mentale », a-t-il laissé entendre. En ce sens, il appelle les autorités étatiques à prendre leurs responsabilités afin d’établir la sécurité {sociale, alimentaire} dans le pays pour que les enfants puissent jouir leur bien-être.


Dans son intervention, le docteur Harry Beauvais, pour sa part, a plaidé pour une augmentation d’appui psychosocial dans le pays, surtout dans les zones rurales. « La majorité des spécialistes en santé mentale se trouvent dans la région métropolitaine. Il y a des zones et des régions du pays qui ne sont presque pas couvertes, sauf en cas de catastrophe naturelle où l’on peut voir des délégations de psychologues pour des assistances », a-t-il dénoncé. De manière courante, ce ne sont pas des pratiques que nous avons, la production des spécialistes en santé mentale est insuffisante pour permettre d’offrir des services adéquats à la population, regrette le fondateur de CHITAI. Du coup, il invite les personnels sanitaires du pays, les organismes qui travaillent dans le domaine social, les ONG à faire le plaidoyer pour augmenter le volume de services afin d’offrir une assistance à tous ceux et toutes celles, notamment les enfants qui souffrent d’un problème de santé mentale sur tout le territoire national.


De son côté, le médecin pédiatre, Claude Suréna prétend que la question de santé a été toujours l’une des priorités des pédiatres. « Les enfants viennent chez les pédiatres dès la naissance jusqu’à l’âge de 14 -15 ans », dit-il.


Le pédiatre, en réalité, est en train de suivre le mineur dans toutes ses composantes de la vie. « Les problèmes qui sont mal interprétés par l’environnement de l’enfant, certaines fois à l’école, c’est au pédiatre de chercher les raisons pour lesquelles l’enfant présente tel comportement. Étant donné que le pédiatre n’est pas psychologue, mais il a la capacité de comprendre et agir en référant l’enfant a des psychologues pour des assistances nécessaires », argumente-t-il. Rappelant très souvent que les prestataires en soins des enfants reçoivent des patients qui présentent des symptômes psychosomatiques, le pédiatre souligne que quand ces cas arrivent, le médecin doit faire des investigations et des diagnostics et s’adresser. À partir de cela, il va trouver des formules pour mieux l’orienter et le guider.


Le Dr Claude Suréna révèle que tous les supports globaux dont l’enfant a besoin doivent être certainement soutenus par son pédiatre en concertation avec ses parents pour pouvoir bien identifier les problèmes et autant possible comprendre, prévenir et soutenir.


Fabiola Fanfan

Ce projet de contenus a eu le support de l’IFDD/OIF.


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1 comentario

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Miembro desconocido
14 oct 2023

Intéressant, le rôle du pédiatre. Je n’y avais pas pensé.

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