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Viol sur mineure dans la Grand'Anse, l’IBESR et Zanmi Timoun choqués

L’Institut du Bien-être social et de Recherche (IBESR) et la Fondation Zanmi Timoun, expriment leurs amertumes face au viol exercé sur une fillette de trois ans dans la Grand'Anse. Dans deux notes différentes, ces institutions, faisant état de leurs tristesses déchirantes, exigent des décisions de justice proportionnelles à cet acte.


CP : MM/EA


Le scandale d’un viol perpétré par Wagler Luc sur une fillette de 3 ans le 17 janvier dernier s’est répandu comme une traînée de poudre. Sur les réseaux sociaux, dans les marchés publics tout comme dans les stations de radio, des membres de la population expriment leur ras-le-bol devant cet acte qu’ils qualifient d’acte criminel. La Fondation Zanmi Timoun et l’IBESR sont parmi ces structures que ce scandale ne laisse pas indifférentes.


La Fondation Zanmi Timoun considère que cet acte odieux, dit-il, constitue un crime sur la personne de la fillette et une violation grave des droits de l’enfant. « Les informations ont fait savoir que le viol a été perpétré avec une telle violence que la victime a dû être opérée en dans l’abdomen pour lui permettre d’uriner », écrit la fondation. Elle souligne que le département en question conserve cette réputation avec un chiffre de 155 cas de viols recensés en 2023.


Zanmi Timoun se plaint du fait que la majorité de ces viols n’ont pas eu de prise en charge ni de poursuites judiciaires. Elle met un accent particulier sur le manque ou l’absence d’espaces adaptés aux filles et aux femmes survivantes tout en soulignant que le viol est porteur de souffrances psychiques, psychologiques et physiques sujettes à entrainer des souvenirs traumatiques toute la vie de la victime.


Si la Fondation s’appuie sur l’article 278 et suivant du Code pénal haïtien et aussi bien, l’article 19 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, pour exiger des prises en charge et des poursuites en matière pénale, l’IBESR exprime sa volonté et son engagement à collaborer avec les autorités afin que justice soit rendue dans les plus brefs délais. L’institut exprime, de la même veine, sa disposition à accompagner la famille dans les soins adaptés à la situation de l’enfant.


Jean Robert Bazile

Ce projet de contenus a eu le support de l’IFDD/OIF.


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