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La corruption, une bombe à retardement pour le développement en Haïti

Depuis 2015, Haïti s’est dit engagé sur la voie de développement durable. Ce pays a été partie prenante de cette initiative connue sous le nom de l’agenda 2030. Ceci étant dit, il poursuit depuis lors les 17 objectifs de Développement Durable (ODD) dans le but d’améliorer la performance de l’Etat tout en améliorant les conditions matérielles d’existence des membres de la population. Si depuis 8 ans ces ODD peinent à se faire sentir en Haïti, les populations pensent que la corruption en est la responsable.

CP: MM/ EA

Dans un sondage réalisé par le ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), 95 % de la population pensent que la corruption est une bombe à retardement qui empêche le pays de se développer. Elle constitue, selon les données, un fléau qui gangrène les institutions publiques et privées. Le parlement, la douane, le pouvoir judiciaire et l’Autorité portuaire nationale (APN) sont classés parmi les institutions les plus corrompues en Haïti, selon l’enquête.


Plus de 84 % de la population pensent que la corruption existe à grande échelle dans le parlement haïtien. 80 % expriment leurs préoccupations par rapport à la Douane comme institution ruinée par la corruption. Près de 80 % ciblent les institutions du pouvoir judiciaire comme les parquets et les tribunaux contre 77 % qui pointent du doigt l’APN. Selon le sondage, ces institutions chargées de mettre en œuvre, dans la limite de leurs champs d’activités, les politiques de développement de l’État représentent pourtant des maux endémiques pour le pays.

Après, dans le classement, viennent la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA) avec un peu plus de 76 %, la Direction générale des Impôts (DGI) avec une estimation de 74,8 % et l’Électricité d’Haïti (EDH) avec un pourcentage de 74,1 %. Il faut souligner que dans le sondage, les Organisations internationales (OI) œuvrant en Haïti ont été aussi perçues comme des pompes à corruption. Près de 62 % de la population dénoncent la corruption dans les OI.


Toujours dans ce même élan, les banques commerciales, les organisations de la société civile, les mairies et administrations communales, les ministères, la Police nationale d’Haïti (PNH), la Commission nationale des Marchés publics (CNMP avec 73 %) sont toutes perçues comme ces institutions qui baignent dans la corruption. Il est à rappeler qu’une étude de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) (date de l’étude) avait révélé que la DGI, la Douane et le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) seraient les institutions les plus corrompues du pays.


Jean Robert Bazile

Ce projet de contenus a eu le support de l’IFDD/OIF.


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