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Plus de 300 gangs font la loi en Haïti, révèle l’Organisation des Nations Unies (ONU)

Depuis plus de 20 ans, des gangs occupent certaines parties d’Haïti. Au nombre d’au moins 300, dont la moitié se trouve dans la Zone métropolitaine de Port-au-Prince (ZMPP), leurs agissements sont nourris par des intérêts politiques, économiques et sécuritaires, a révélé l’Organisation des Nations unies (ONU) dans un document publié ce 13 avril 2023.


CP: Corentin Fohlen / Divergence



L’emprise des gangs s’est renforcée à partir de 2021 jusqu’à encercler Port-au-Prince. À travers des tactiques sophistiquées et l’émergence de coalitions très puissantes, ils contrôlent ou influencent 80 % de ce territoire. « Les affrontements entre gangs pour le contrôle de territoire et avec la Police nationale haïtienne (PNH) ont instauré un climat de peur permanent », soutient l’ONU, rappelant que la majorité de la population de la capitale est directement touchée par la violence et voit sa liberté de mouvement et d’accès aux services de base restreinte.


Le rapport précise également que la violence sexuelle a atteint des niveaux alarmants, le viol étant utilisé par les gangs comme une arme de terreur et un moyen de soumission des populations. Les exactions et activités criminelles des gangs ont atteint des niveaux sans précédent. Selon le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH), 1 119 enlèvements ont eu lieu en 2022. Soit trois enlèvements par jour. Au cours du premier trimestre 2023, au moins 807 personnes ont été tuées/lynchées (plus de 107 % par rapport au dernier trimestre de 2022), 746 blessées (plus de 114 %) et 627 kidnappées (plus de 125 %). Le Système d’Information sanitaire unique (SISNU) a répertorié, 16 mille 470 incidents de violences basées sur le genre en 2022.


« La crainte de la stigmatisation ou de représailles ainsi que l’absence de présence policière dans certains quartiers et les déficiences du système judiciaire empêchent les victimes d’obtenir justice », poursuit le document.


Par ailleurs, nombreux (ses) sont les survivants (es) qui ne reçoivent pas d’accompagnement ou de soins par manque de structure à proximité et en raison des coûts élevés du transport en commun. « Les enfants sont particulièrement touchés par la dégradation abrupte de la situation sécuritaire, économique et sociale, notamment ceux vivant dans les zones sous l’emprise des gangs et les enfants rapatriés », termine le document.


Ce projet de contenus a eu le support de l’IFDD/OIF.

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