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Yves Jean Bart ''Dadou'' encore dans la tourmente 

Rebondissement dans l’affaire de l’ex-président de la Fédération haïtienne de Football accusé d’abus sexuels sur mineures. Des organisations de défense et de promotion des droits humains de la société civile saluent ce jeudi, la décision de la Cour d’appel de la capitale d’ordonner la comparution personnelle de l’inculpé Yves Jean-Bart « Dadou ».



Les organisations Collectif des Avocats spécialisés en Litige stratégique de Droits humains (CALSDH), Kay Fanm, Kri Fanm Ayiti (KRIFA), la Solidarité des Femmes haïtiennes (SOFA), la Fondation Toya et le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) se montrent réjouies de cette décision de la Cour d’appel de Port-au-Prince. « Cette décision fait suite aux dépositions de plusieurs organisations par devant les honorables juges de la Cour d’appel de Port-au-Prince. Auditionnées pour la toute première fois, ces organisations ont sollicité une nouvelle instruction judiciaire objective et impartiale », peut-on lire dans un communiqué qu’elles ont rendu public.


Ces structures estiment que l’instruction qui a été conduite par le magistrat Emilio Accimé de la juridique Croix-des-Bouquets n’avait pas cherché à « faire la lumière sur les graves allégations de viols, de marchandages sexuels, d’avortements forcés et de débauches » reprochées à l’ex-président de la Fédération haïtienne de Football placées sous son autorité à l’Académie « Camp Nou ».


« Il est du devoir de la justice haïtienne de collaborer avec toutes les institutions nationales et internationales nécessaires capables d’aider dans la quête d’informations et d’identification de victimes en particulier les victimes A et B qui ont témoigné devant le tribunal arbitral du Sport (TAS) dans le cadre de ce dossier », révèlent ces organisations de défense et de promotion des droits humains.


Ces ONG rappellent que la loi du 23 mars 1928 fait obligation formelle au Commissaire du Gouvernement d’intervenir toutes les fois qu’une personne mineure est en cause, même lorsque la victime ne porte pas plainte auprès de son Parquet. « Il est urgent que les autorités judiciaires compétentes prennent toutes les dispositions nécessaires pour assurer la protection et la sécurité des victimes, des membres de leurs familles immédiates, des dénonciatrices et dénonciateurs », soulignent-elles.


Elles ont en profité pour faire appel à des témoins et à toutes autres personnes pouvant fournir des informations pertinentes pour la progression de l’enquête en vue de permettre à la justice haïtienne de faire toute la lumière sur les graves allégations de viols, de marchandages sexuels, d’avortements forcés et de débauches attribuées à Yves Jean-Bart.


Les organisations signataires réaffirment leur détermination à accompagner la justice pénale haïtienne dans le cadre de ce dossier emblématique pour que justice soit rendue aux victimes d’abus et de violences sexuelles, de violence basée sur le genre dans le milieu sportif en Haïti.


Ce projet de contenus a eu le support de l’IFDD/OIF

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