Cytotec, interdit mais en vente libre sur le marché haïtien
- 8 mai 2020
- 12 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 avr.
Officiellement le Cytotec, médicament fait à base de misoprostol, ne peut être vendu à travers le pays. Les autorités sanitaires ne reconnaissent ni n’autorisent son importation encore moins sa mise en vente sur le marché local.
Pourtant, la petite pilule magique détournée majoritairement à des fins abortives estampée du nom commercial Cytotec, est en vente libre sur le marché. Il y aurait même des contrefaçons de ce produit, selon ce qu’a révélé une investigation menée par Enquet’Action.
Alors, d’où vient cette avalanche de Cytotec présente sur le terrain ? A quel danger sont exposés.es les consommateurs et consommatrices ? A qui la faute ?

Port-au-Prince, Haïti, le 8 mai 2020 ---Le Cytotec est un médicament produit par le laboratoire Pfizer qui a annoncé son retrait sur le marché français pour mars 2018. https://www.lepoint.fr/sante/un-medicament-utilise-pour-delcencher-l-accouchement-sera-retire-en-2018--19-10-2017-2165638_40.php
En Haïti, son usage a notamment été détourné à des fins abortives alors qu’à l’origine il est destiné à combattre les troubles de l’estomac, dont l’ulcère. A noter qu’il est légalement utilisé pour la prévention et le traitement de l’hémorragie du post-partum (hémorragie survenant après l’accouchement).
Le Cytotec, comprimé sécable de 200 microgrammes, n’est pas officiellement autorisé sur le marché haïtien, selon des informations compilées auprès de sources internes et externes du ministère de la Santé. Cependant, la molécule qui est le misoprostol n’est pas interdite – donc est encore d’utilisation dans le domaine médical.
« Le Cytotec est un nom commercial (nom de spécialité) du misoprostol qui en est le principe actif. Il n'est pas enregistré au Ministère de la Santé Publique et de la Population, donc ne peut pas être vendu à travers le pays », confirme Gisette Letelier, responsable de la Direction de Pharmacie, du Médicament et de la Médecine Traditionnelle (DPM/ MT) du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) qui a accordé une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) à la marque « Apo-Misoprostol ».
Dans le cadre du programme de la Santé de la Reproduction du ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), lié à la réduction de la mortalité maternelle, le misoprostol est utilisé comme utéro-tonique pour le déclenchement du travail et dans traitement des hémorragies de la délivrance. Aussi, certaines Organisations Non-Gouvernementales (ONG) prestataires de soins de santé, reconnues par l’Etat haïtien en importent parfois au besoin. Cependant, elles nécessiteraient une autorisation spéciale du MSPP, révèle Mme Letelier.
« Le misopostrol est le nom générique. Il fait partie de la liste des médicaments essentiels », rappelle Flaurine Jean-Jeune Joseph, responsable de la Direction de Pharmacie, du Médicament et de la Médecine Traditionnelle (DPM/ MT) entre 2012 et 2017. En mai 2012, elle a coordonné l’élaboration de la première édition de la Liste Nationale des Médicaments essentiels. https://www.paho.org/sites/default/files/liste-nationale-des-medicaments-essentiels-10-2012.pdf
L’ex-responsable admet que le misopostrol est un produit très mal utilisé au niveau du pays et que la population en fait un usage très abusif. « On rapportait que les femmes ayant des grossesses non désirées, l'utilisaient pour s'en débarrasser (pas d'études y relatives à ma connaissance) », poursuit-elle.
Avant d’accepter le misoprostol dans cette liste, il y a eu une requête formelle, argumentée de gynécologues-obstétriciens.nes et de responsables de la santé de reproduction exprimant la pertinence de cette molécule dans leur pratique. Et après analyse des bénéfices/risques et autres considérations scientifiques, elle a été insérée dans ladite liste, explique l’ex-responsable.
Enquet’Action a investigué sur le sujet. Nous sommes allé.e.s voir si véritablement, le Cytotec a disparu de la circulation et n’est plus utilisé à des fins abortives comme le font croire des professionnels.les de la santé et des autorités au niveau de l’Etat. Nous avons trainé dans diverses rues de la région de Port-au-Prince et dans de multiples pharmacies dont certaines affichent un document du ministère de la Santé les autorisant à fonctionner.
Ce qu’on a découvert est sidérant. Le produit qui existe depuis 1987, est interdit – mais encore présent sur le marché.
Interdit mais en circulation
Dans les rues, le produit n’est pas exposé. Il est dissimulé parmi d’autres produits comme les préservatifs, les comprimés de toutes sortes et les sirops. Il est possible de le trouver sur demande.
A travers les rues et dans certaines pharmacies, nous avons acheté au moins une dizaine de pilules sans aucune prescription. Et ce, sans qu’on ose nous demander ce que nous prévoyons d’en faire. Bien au contraire certaines fois, il arrive qu’on nous conseille sur la dose à prendre et sa finalité usuelle.
Le prix varie entre 250 à 400 gourdes (entre 2.5 et 4 dollars au taux d’un dollar américain pour 100 gourdes) l’unité.
En moins d’une décennie, le prix du produit qui était estimé à un certain moment à 75 gourdes l’unité a explosé pour atteindre la barre des 400 voire 500 gourdes. Pour les commerçants.es, la dose magique consiste à prendre deux comprimés par voie orale et à en mettre un ou deux autres à l’intérieur du vagin.
Lors de nos différents achats, les commerçants.es des rues comme dans les pharmacies ont été tous surpris de nous voir demander un seul comprimé. « Se pou san wi (il sert à faire venir le sang »), a lancé au moins deux pharmaciens.nes.
Des comprimés Cytotec contrefaits ou de faux Cytotec seraient en vente libre sur le marché, selon des informations compilées par l’agence auprès de vendeurs.ses de rues, pharmaciens.nes, médecins, sages-femmes et infirmiers.eres.
« L’écrasante majorité des Cytotec en circulation sur le marché, en pharmacie ou dans les rues, sont des faux. Des fois, les femmes l’utilisent et croient que c’est la grossesse qui refuse de disparaitre, ce n’est pas vrai. C’est de préférence le médicament qui est contrefait », affirme un commerçant rencontré à Delmas 33, appelant affectueusement le produit Cyto, débout aux côtés de son seau rempli de médicaments de toutes sortes.
Effectivement, notre enquête de terrain nous a permis de repérer deux types de Cytotec différents en vente comme des sucreries pour enfants.
Dans le premier type – le plus répandu, en haut, figure le logo de Pfizer, en dessous est écrit CYTOTEC en lettre capitale en noire foncée en dimension importante et très lisible. En dessous, on peut lire 200 mcg – MISOPROSTOL. Et plus bas – on peut déchiffrer les mots Tablette, suivi de « Via oral - par voie orale », alerte la couverture du produit. L’écriture originelle est en espagnol. Ce Cytotec est le plus utilisé et est disponible sur le marché haïtien.
On a aussi découvert un autre type. Ce serait l’ancienne version de Cytotec qui est plus petite que la nouvelle et encore en circulation. Selon plusieurs pharmaciens.nes, ce serait le faux – pour d’autres – le moins efficace. Les écritures qui sont dessus sont en français contrairement à l’autre version où tout est écrit en espagnol. Certaines personnes le vendent au même prix que « l’authentique » a constaté une reporter d’Enquet’Action qui a été victime d’escroquerie de la part d’un « pharmacien ».
Avec ce dernier, on a testé l’impression sur l’emballage. Et sans effort, nous avons pu enlever les inscriptions simplement en y frottant le pouce. Et il nous a semblé aisé pour quelqu’un de réécrire des indications d’autres médicaments sur l’emballage de la pilule magique. Donc, le trafiquer.
Ce qui veut dire plusieurs choses. Il est possible que ce ne soit pas véritablement le produit. Mais aussi, il est probable que l’écriture y ait été déposée de manière artisanale. Ce qui nous fait questionner sa réelle authenticité.
Les deux produits sont présentés dans un emballage de la couleur grise, mais ne sont pas de même dimension. Comme divers autres médicaments, dans les rues comme dans certaines pharmacies, le Cytotec est conservé et manipulé dans des conditions non adéquates.
Ce qui nous apparaît un peu contradictoire c’est que la marque de produit qui est le Cytotec est interdite d’entrée au pays et aucune institution n’est autorisée à l’importer à en croire les autorités – mais sa générique qui est le misoprostol est libre d’accès et est utilisé par les professionnels.les de santé du pays.
Là où le bât blesse c’est que quand on se rend dans des pharmacies autorisées et non autorisées voire dans les rues, on demande à se procurer du misoprostol, on vous donne… du Cytotec. On l’a confirmé sur le terrain et des sages-femmes opérant dans des hôpitaux publics de la capitale et des villes de province le certifient.
Une sage-femme requérant l’anonymat travaillant dans une ville de province nous a fait des confidences inédites. Elle admet ne pas comprendre la dualité ci-dessus qui est dénuée de sens. Car dans le cadre de son travail - et ses collègues aussi le confirment - quand elles sollicitent du Misoprostol, elles reçoivent toujours… le Cytotec.
« Il existe beaucoup de faux Cytotec en circulation. Ce qui nous a permis de découvrir les faux c’est dans leur utilisation. Quand on fait une induction dans le vagin, il arrive qu’on utilise un petit morceau qui fonctionne. Par contre, on peut utiliser toute une tablette de Cytotec dans le vagin qui ne fait aucun effet », raconte-t-elle, ajoutant qu’il faut savoir utiliser ses contacts pour se procurer le vrai.
Le Cytotec contrefait rime avec inefficacité, échec des procédures médicales, échec d’interruption de la grossesse et dangers mortels.
Tentatives d’explication ?
« On ne le retrouve plus dans les pharmacies autorisées et régulièrement inspectés par la Direction de Pharmacie... Vous connaissez la faiblesse du système. Ce qui n’empêche qu’on continue à le trouver dans la structure informelle », confie une source proche de la Direction de la Pharmacie, du Médicament et de la Médecine Traditionnelle (DPM/ MT) au sein du ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP).
Ce que la réalité du terrain contredit. Il est encore disponible dans de nombreuses pharmacies autorisées et non autorisées, constate-t-on. La DPM/ MT a notamment pour mission la conception, l’élaboration et le suivi de la mise en œuvre de la politique et des programmes dans le domaine de la pharmacie.
La source proche de la Direction de Pharmacie du MSPP a parlé d’une note qui a été publiée appelant à cesser d’utiliser cette molécule dans le pays. Pierre Hughes Saint-Jean, responsable de l’Association des Pharmaciens d’Haïti (APH) a confirmé l’existence de celle-ci. Mais Enquet’Action n’a pas pu trouver cette note encore moins l’année de l’interdiction.
« Si vous arrivez en Haïti, vous voyez une boite écrite Cytotec, c’est un faux médicament parce que Pfizer l’a retiré sur le marché et ne le produit plus. Mais on peut trouver cette même molécule qui ne s’appelle pas Cytotec mais misoprostol », souligne Pierre Hughes Saint-Jean, responsable de l’APH confirmant au passage que sa vente n’est pas autorisée. « Il y a des gens ou groupes de gens ou une association de malfaiteurs qui le produisent … qui écrivent Cytotec sur des boites que l’on vend », dénonce-t-il.
La Direction de Pharmacie du MSPP, reconnaît de fait, que normalement les Cytotec qui se vendent dans les rues et dans certaines pharmacies proviennent d’une source illégale.
« Mais j'ignore s'il y a eu d'autres décisions y relatives car il arrive que certains produits qui ne sont plus brevetés obtiennent la licence de fabrication par d'autres fabricants légalement autorisés à le faire. Mais il y a aussi des charlatans qui produisent de faux médicaments sous leur vrai nom », confie la source proche de la Direction de Pharmacie.
Ce n'est peut-être pas sans raison que le MSPP avait priorisé le nom générique dans la conception de sa liste de médicaments essentiels. Car chaque produit générique peut avoir plusieurs noms commerciaux.
Et l’Etat dans tout ça ?
La vente du Cytotec se poursuit lentement et sûrement dans certaines pharmacies et surtout sur le marché informel. Il est facile de se le procurer et la demande pour ce médicament est énorme.
Enquet’Action s’est questionné sur la provenance de cette ondée de Cytotec vendue sur le marché local dans les pharmacies, les pharmacies autorisées par l’Etat et dans les rues. Ainsi, on était allé rencontrer des acteurs.rices maitrisant le réseau de distribution du produit.
Effectivement, Il existe deux types de Cytotec sur le marché comme on l’a déjà souligné. Un venant de l’Europe notamment de la France, l’autre de la République Dominicaine avec laquelle Haïti partage des centaines de kilomètres de frontières poreuses, révèlent des sources concordantes. Celui venant de l’Europe serait plus cher et de meilleure qualité que celui venant du pays voisin.
De son côté, Dr Ronel Gilles admet que l’un est plus efficace que l’autre tout en ajoutant que c’est un médicament qui devrait être vendu à quelques gourdes l’unité. C’est l’usage qu’on en fait qui fait grimper exponentiellement son prix.
« Les pharmacies vendent le produit en veux-tu, en voilà et sans aucune autorisation. Et normalement, un médecin ne devrait pas le prescrire à cette fin (avortement). Si un médecin le fait, il induit un avortement qui est illégal. Mais le médecin peut en faire usage quand la personne à une l’hémorragie d’origine utérine quelque soit sa cause du moment que ça sort au niveau de la matrice. Mais aussi pour provoquer un l’expulsion d’un fœtus mort dans la matrice de la femme »,informe-t-il, ajoutant que les gens doivent savoir qu’ils ne doivent pas utiliser un médicament sans l’avis d’un médecin.
La quantité de pharmacies informelles est au moins 30 à 50 fois plus élevées que la quantité formelle dans un pays où une voiture, une brouette autant qu’un seau fait office de pharmacie sous les yeux « impuissants » des autorités. Dans presque toutes les rues de la région de Port-au-Prince et de certaines grandes villes, on retrouve des pharmacies ambulantes – non loin de l’Hôpital de l’Université de l’Université d’Etat (HUEH), des tribunaux et des commissariats de Police.
C’est comme si de rien n’était. Ou du moins, c’est la norme. On se conforme avec et on continue à répéter que c’est interdit alors que les produits non contrôlés sur le marché sont très utilisés.
Si le Cytotec dériverait de la France et de la République Dominicaine, le Misoprostol 200 mcg comprimé importé légalement en Haïti provient principalement du Canada et de la Belgique ; certaines fois de l’Inde, selon Gisette Letelier, gérante de la Direction de Pharmacie du Ministère de la Santé. « Légalement, une moyenne de 3 mille boites de 100 comprimés sont importées annuellement »,continue-t-elle.
Des risques évidents pour la santé
Mais d’où provient cette averse de Cytotec vendu sur le marché local dans les pharmacies et dans les rues? Qu’en est-il de son utilisation dans le secteur médical ? Enquet’Action est allé en quête d’explications.
« Ils viennent de l’industrie de contrefaçon », répond Pierre Hughes Saint-Jean, le numéro un de l’Association des Pharmaciens.nes Haïtiens (APH) qui affirme qu’avec un médicament contrefait le consommateur est exposé à n’importe quel danger. « Un médicament contrefait est un faux médicament produit dans des conditions qui ne respectent pas les normes et les standards. Cela peut arriver qu’il est surdosé ou sous dosé ».
Selon lui, le ministère de la Santé Publique – l’Etat – doit assumer ses responsabilités afin d’empêcher que des médicaments contrefaits soient écoulés sur le marché. « Ça peut même aller plus loin que ça, soit un médicament qui nuit à la santé du.de la consommateur.rice. Tout ceci relève de la responsabilité de l’Etat », plaide-t-il.
Qui dit médicament contrefait, dit automatiquement médicament inefficace. Mais aussi, dit médicament non contrôlé par le MSPP et qui rentrerait en dehors des contrôles douaniers.
« Les risques sont encore plus élevés. Du moment qu’on est dans la contrefaçon – donc par définition vous ne savez pas grand-chose véritablement sur la composition du médicament. On le trouve en contrefaçon comme de nombreux autres médicaments », assure sous couvert d’anonymat une source ayant l’habitude d’importer des produits pharmaceutiques qui parle même de décès comme éventualité.
Le misoprostol non contrefait – utilisé notamment à des fins abortives est en lui-même dangereux au point de pouvoir entrainer la mort à force de susciter des hémorragies sévères dans un pays où une bonne partie des femmes en âge de procréer sont anémiées et la transfusion sanguine représente un véritable casse-tête. N’en parlons pas pour des misoprostols contrefaits.
« Cette situation existe depuis plus d’un an. Le Cytotec contrefait fait grossir le bébé au lieu d’interrompre la grossesse [Ce que conteste des médecins]. Pour ne pas être dupé, vous devez être un fin connaisseur », soutient un commerçant rencontré à Delmas 33 qui a pointé du doigt une pharmacie où l’on peut trouver le produit.
Effectivement, on s’y est rendu, et on a pu acheter un comprimé de Cytotec au prix de 360 gourdes. La pharmacie loge aussi un Laboratoire. Un écriteau suivi d’une flèche montre le chemin à suivre. Ce qui prétend pas mal de sous-entendus.
Pour certains, cela proviendrait de la République Dominicaine avec laquelle Haïti partage des centaines de kilomètres de frontières poreuses où la contrebande et le trafic de personnes sont monnaie courante. Pour d’autres, des firmes et entreprises pharmaceutiques l’auraient commandé sous d’autres noms. Donc, ne le déclarent pas comme Cytotec. Ce qui veut dire que personne ne sait la quantité de ces produits qui rentre sans contrôle du ministère de la Santé.
En Haïti, l’avortement [clandestin et fait dans des conditions déplorables] tend à se transformer en moyen de contraception. Cette situation décrite dans le reportage en dit long.
« Cela veut dire qu’une décision du ministère de la Santé Publique n’a aucun sens, aucune signification et ne change rien », confirme un pharmacien qui fait rentrer des produits pharmaceutiques sur le marché légalement – requérant l’anonymat, se questionnant sur les éventuels producteurs du Cytotec disponible sur le marché.
Puisqu’en mai 2018, le produit aurait été retiré sur le marché – est-ce que cela voudrait dire qu’il existe d’autres fabricants sous le label de Pfizer ?
En guise de rappel, la mauvaise utilisation du Cytotec peut tuer, rendre stérile et laisse des cicatrices irréparables, selon notre enquête. Plusieurs versions sont sur le marché alors que toutes les institutions impliquées dans son contrôle paraissent impuissantes.
Existerait-il sur le marché haïtien d’autres produits de la sorte – faisant doucement et lentement leur route?
Le Cytotec ne représenterait que la pointe d’un iceberg montrant comment la santé de tous et de toutes est exposée en ce qui a trait aux médicaments non contrôlés par les instances chargées de le faire. L’industrie de la contrefaçon dans le domaine médical – selon des sources concordantes – ne se limiterait pas qu’au Cytotec.
En attendant que de nouvelles décisions soient prises par les autorités, des centaines de femmes continuent d’en faire usage au péril de leur vie.










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