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Face à la sécheresse terrassant la Grand’Anse, Jean Vidal Fanor appelle à changer de paradigme

Il est important de changer de paradigme, dans un contexte où les conséquences liées au changement climatique s’amplifient. C’est du moins, le plaidoyer porté par l’agronome Jean Vidal Fanor lors d’une entrevue à Magik9, soutenant que de temps à autre, la sécheresse devient de plus en plus accrue.


CP: Le Nouvelliste/Haiti


« Pour faire un lac artificiel qui peut contenir deux millions de gallons d’eau, on n’a pas besoin d’une fortune pour cela. C’est un appel à projets qu’on peut lancer à l’État et à des ONG », a fait savoir Jean Vidal Fanor croyant dur comme fer que nous devions travailler beaucoup plus sur l’accès à l’eau en Haïti.


En cette période de sécheresse, quelles alternatives pour les habitants qui ont besoin d’eau et comment pourront-ils la capter pour la production ? En guise de réponses, M. Fanor a assuré qu’il y a des expériences qui ont été faites à Savanne Zombie avec de grandes unités de stockage d’eau. « Nous sommes arrivés à un moment où nous devons laisser la phase pilote pour passer à autre chose », a-t-il conseillé. Selon le Grand’Anslais, pour atteindre ces objectifs, on doit avoir une vision et aussi réellement la volonté politique. Pour se faire, certaines ressources et compétences doivent être valorisées.


« C’est un pays qui, malgré tout, a beaucoup de compétences qu’on ne met pas en valeur », a regretté l’agronome Fanor. En termes de ressources financières, il a mis l’accent sur les projets de développement voire des projets de l’État, soulignant que nous devons réviser ce que nous faisons. Il a pris, comme exemple, la Fondation Nouvelle Grand’Anse (FNGA), une institution locale. Selon les informations dont il dispose, la FNGA construit, dans la commune de Voldrogue, des citernes pouvant contenir entre 60 à 100 000 gallons.


« Jusqu’à aujourd’hui, c’est grâce à ces citernes que les habitants de Volgrogue arrivent à survivre », a-t-il soutenu. L’agronome Jean Vidal Fanor a jugé qu’il devrait avoir ces modèles de projet sur tout le département. « Nous devons réfléchir beaucoup plus grands, pour innover sur le stockage de l’eau. Il n’y a pas d'agriculture sans eau », a-t-il conclu.


Fabiola Fanfan


Ce projet de contenus est réalisé avec le soutien de l’IFDD/OIF.

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