Toute la société haïtienne est sous l’emprise des groupes armés, dont le nombre est estimé entre deux cents et trois cents par les organismes de promotion et de défense des droits humains. Ils sont légion, ces citoyens et citoyennes qui ne reconnaissent d’autre autorité que celle des gangs armés, lesquels contrôlent déjà au moins 90 % de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Rejet familial, marginalisation, exclusion, insultes, agressions physiques et viols correctifs rythment le quotidien de la communauté LGBTI+ (lesbiennes, gays, bisexuel·les, trans et intersexes) en Haïti. Une communauté perçue comme une menace morale dans une société où croyances religieuses et intolérances s’entremêlent. Dans ce contexte fragile, la moindre démarcation de l’hétéronormativité peut engendrer une suite de violences multiformes visant ses milliers de membres.
En Haïti, l’accès au crédit reste un véritable casse-tête, surtout pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME). Pourtant, le développement économique d’un pays dépend en grande partie de la solidité de son système financier et de la capacité des acteurs économiques à se financer. C’est dans ce contexte que je m’intéresse au Bureau d’Information sur le Crédit (BIC), un dispositif mis en place par la Banque de la République d’Haïti (BRH) pour répondre à ce problème
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